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Recensement : le retour du questionnaire long n’est pas pour demain…

Début février le député libéral Ted Hsu a déposé un projet de loi à la Chambre des Communes proposant le retour du formulaire long lors du recensement canadien.

Comme à son habitude depuis maintenant 5 ans, le gouvernement conservateur a tôt fait de répliquer en disant qu’il était inacceptable d’obliger les Canadiens à répondre à des « questions intrusives ».

De surcroît, ces derniers sont revenus à la charge en proposant également de mettre fin au dévoilement des données du recensement…après 92 ans de diffusion publique! Incidemment, les répondants devraient donner leur accord au dévoilement lorsqu’ils compléteront – volontairement – l’Enquête Nationale sur les Ménages (ENM).

Quelques faits troublants

  • Le taux de réponse est passé de 94% à 68% avec l’introduction de l’ENM en 2010. Cette situation a pour effet de diminuer la représentativité des enquêtes de Statistique Canada en plus de perdre la comparabilité des données des années antérieures.
  • La réalisation de l’ENM a coûté 22 millions de plus aux contribuables canadiens versus l’administration de l’ancien questionnaire détaillé obligatoire.

On ne peut que s’indigner face à cette attitude aussi méprisante du gouvernement de Stephen Harper. D’ailleurs, l’Institut de la Statistique du Québec a fait paraître en début d’année un document titré « Enquête nationale auprès des ménages de 2011 : ses portées et ses limites ». Voilà une autre voix qui s’ajoute à celle des entreprises privées, organisations ou organismes publics qui réclament une information juste et précise pour améliorer leur prise de décision.

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Le prix à payer pour…les prospects B2C

Obtenir des informations sur les prospects B2C peut être une tâche ardue. Contrairement au secteur B2B, la protection sur la vie privée fait en sorte que l’accès et la quantité d’information que nous pouvons obtenir est limitée.

En B2C, on parlera souvent de « clientèle potentielle » en faisant référence à un groupe d’individus plutôt que de données nominatives – comme c’est le cas pour les prospects. La quantification de la clientèle potentielle est donc souvent issue d’enquêtes – comme le recensement – qui nous donne des indications globales quant au profil socio-économique de la population. Sans en connaître le nombre exact,  il est possible de cibler, par exemple, les quartiers où le revenu des ménages est plus élevé ou les secteurs connaissant une forte croissance de la population.

Ces données sont, en général, diffusées gratuitement par les organisations telles que Statistique Canada ou l’Institut de la statistique du Québec. Des données de sources privées existent aussi – généralement des enquêtes syndiquées ou en souscription – et sont menées par des firmes de recherche et sondage ou encore des organisations paritaires, comité sectoriels de main d’œuvre, etc. Ces études sont majoritairement axées sur des points très précis concernant une population définie et spécifique et peuvent être vendues à plusieurs milliers de dollars pièce.

Lorsqu’aucune analyse ou étude existe, le recours à la collecte de données est souvent le moyen le plus abordable pour en apprendre davantage sur sa clientèle. Les programmes de fidélisation, promotions et concours demeurent encore le meilleur moyen de recueillir les coordonnées de clients potentiels pour, par la suite, leur offrir vos produits et services. La mise en place de telles stratégies requiert des budgets qui varient grandement. On parle d’environ quelques centaines de dollars pour des concours menés via les médias sociaux à plusieurs milliers de dollars pour l’instauration d’un programme de loyauté.

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Recensement 2011 : les premiers résultats

Aujourd’hui, Statistique Canada diffusait les premiers résultats du recensement de la population 2011. Voici les faits saillants de cette nouvelle publication :

Au Canada et au Québec

  • 33 476 688 personnes ont été dénombrées lors du recensement.
  •  la population du Québec s’est accrue de 4,7 % depuis 2006 pour s’établir à 7 903 001 personnes.
    Cette hausse s’explique principalement par un niveau d’immigration plus élevé, une augmentation du nombre de résidents non permanents et une fécondité plus élevée. Elle est toutefois limitée par des pertes plus importantes au chapitre des migrations interprovinciales.

 À Montréal

  • La région métropolitaine de Montréal a connu une croissance démographique – principalement attribuable à l’immigration – de 5,2 %. C’est inférieur à la moyenne nationale d’augmentation établie à 5,9%.

 Croissance et décroissance…

  • 4 municipalités québécoises ont connues une décroissance depuis 2006.
    Il s’agit de Baie-Comeau (-3%), Shawinigan (-2,5%), Matane (-1,8%) et Dolbeau-Mistassini (-1,5%).
  •  Toutefois, on retrouve Sainte-Brigitte-de-Laval, près de Québec, au 4e rang des municipalités présentant les plus fortes croissances démographiques entre 2006 et 2011. La population est passée de 3790 à 5696 personnes (50,3%).
  •  Dans la région de Montréal, c’est à Ste-Marthe-sur-le-Lac que l’augmentation a été la plus marquée. La population est passée de 11311 à 15689 personnes (38,7%).
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